(Titre non définitif, histoire en cours de réécriture.)

Tous deux progressaient prudemment, silencieusement, en jetant des regards à droite et à gauche afin de découvrir ce qui clochait. Quand ils eurent inspecté toutes les pièces sans résultat, Julien avertit Émilie : « Il ne reste que la chambre de papa. On peut aller voir, mais on ne pourra pas rentrer. » Ils se dirigèrent vers le fond du long couloir. La porte était entrouverte. Julien fronça les sourcils. Papa fermait toujours sa porte la nuit. Il tendit l’oreille, mais ne perçut aucun son. Bizarre. Son père ronflait toujours quand il dormait. Il tenta d’apercevoir quelque chose, mais les rideaux étaient tirés et l’obscurité régnait. « Va chercher mon portable dans ma chambre, chuchota-t-il. Je pourrais peut-être voir à l’intérieur sans réveiller papa. » Émilie s’exécuta en moins de temps qu’il n’en fallait pour le dire. Julien alluma la lampe de l’appareil, braqua d’abord la lumière vers le sol, puis remonta vers le lit. Il était vide ! Son cœur se mit à battre plus vite. Un peu inquiet et sans plus se poser de questions, il appuya sur l’interrupteur et la pièce s’éclaira. Personne. Papa n’était pas là.
Le frère et la sœur échangèrent le même regard soucieux. Ils rebroussèrent chemin et aperçurent Croquette vers la porte d’entrée. Elle demandait à faire son tour matinal dans le jardin. Julien, qui avait repris la main d’Émilie, s’avança pour lui ouvrir. C’est alors que les deux enfants remarquèrent que le placard était mal fermé. Et le grand sac à dos avait disparu !
« Papa est parti », murmura Émilie.
