
Nino y retourne tous les jours. Et tous les jours, il découvre de nouvelles petites bêtes. Si le soleil brille et qu’il fait très chaud, il observe les escargots qui se sont abrités sous le toit de sa maison et qui ont l’air de dormir. Les limaces, elles, préfèrent se cacher sous les cailloux. Ces jours-là, les sauterelles, les fourmis, les coccinelles se baladent tout autour, comme si elles allaient faire leurs courses. Les jours de pluie, elles disparaissent, mais c’est au tour des mollusques, avec ou sans coquille, d’aller faire des provisions. D’ailleurs, peut-être pourrait-il leur fabriquer un chariot ?
Un matin, Nino entend le bruit d’un moteur. Il repousse légèrement le rideau pour regarder par la fenêtre, et découvre un gros tracteur bleu. Son conducteur descend, lève la barrière, remonte et s’engage sur le chemin. Waouh ! Il est drôlement beau ce tracteur ! Il va sûrement travailler plus loin dans un champ.
Mais lorsque, un peu plus tard, Nino part à la rencontre de ses petits amis, il se rend vite compte que quelque chose a changé. L’herbe au milieu et sur les côtés a complètement disparu ! Tondue ! Fauchée ! Rasée ! Il n’y a plus rien !
Affolé, il délaisse son vélo et court le plus rapidement possible jusqu’à son petit coin bien à lui. Et là, c’est la catastrophe ! Tout a été détruit. Plus de maison, plus de hautes herbes, plus de petits animaux, plus rien ! Quelques-uns de ses blocs de bois ont été projetés un peu plus loin. Nino en ramasse un ou deux, très abîmés. Il contemple le désastre et ne sait pas comment réagir ; son regard va d’un côté et de l’autre. Et pour finir, il découvre soudain à sa droite trois escargots écrasés. Alors, Nino fond en larmes.
